Livre en ligne -Provinces- [PDF] Collection
Lire le livre -Provinces [PDF] Collection
Enjoy, You can download **Provinces- Livre en ligne Now

Click Here to
**DOWNLOAD**

Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #829888 dans Livres
- Publié le: 2013-08-21
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 4.53" h x
.39" l x
6.57" L,
- Reliure: Poche
- 128 pages
Description du produit
3
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.noms de pays...
Par jean-marie lambert
La médiocrité de la présentation (petit format,bleu sale,clocher style "force tranquille"...)n'incite pas à l'achat,et la banalité apparente du titre est trompeuse,car il serait dommage de passer à côté d'un texte à la fois aussi élaboré et aussi juste.Les "provinces" de Thierry Laget sont des lieux:l'Auvergne de son enfance,le Tours de son adolescence,l'Angleterre des découvertes,et la Toscane qui nous vaut,bien sûr,de superbes pages écrites par un auteur qui a passé quelques années à Florence.Mais ce sont vant tout les langues:l'auvergnat de son grand-père,mais surtout le latin et l'italien.La déclaration d'amour au latin est précise,vivante et personnelle;et Laget se livre pleinement dans l'évocation de sa relation si particulière avec la langue italienne.Fragment d'autobiographie,ce livre ajoute une précieuse brique à l'oeuvre bâtie patiemment par Laget depuis des années;les confidences sont toutes de retenue,écrites dans un style soutenu sans préciosité,jusqu'aux émouvantes dernières pages.Souhaitons que le cercle des happy few s'élargisse.
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.Ne pas perdre son latin
Par Franz
Fragments autobiographiques que les mots révèlent comme si les souvenirs de Thierry Laget étaient inscrits dans leur mémoire, l’auteur chemine dans ses phrases à travers des provinces qu’il a connues et aimées, de l’Auvergne à la Touraine, de la Toscane à l’Angleterre. A l’espace s’associe la langue, le français mais aussi l’auvergnat parlé par le grand-père, le latin admiré notamment grâce à Catulle, le poète de la jeunesse et du baiser, l’italien, l’anglais.La phrase est travaillée, le mot choisi et l’attention du lecteur sollicitée car le style est soutenu, sans préciosité. Le vocabulaire riche et précis s’insère dans une syntaxe fluide. Il ne faut par perdre le fil car tout le sel se perdrait et la dernière phrase qui termine chaque court chapitre n’entaillerait rien d’autre que du vide alors qu’elle est une lame vibrante, une chute alentie pour dire la vacuité des existences. Ainsi, dans le temps de l’attente propre à l’enfance, le narrateur conclut son premier chapitre ouvrant le livre de sa vie : « […] l’alexandrin s’écrit sans ratures, inspiré par le dénuement de ces heures dépensées en pure perte, d’un or qui ne vaut rien, d’une bille lancée d’un bord à l’autre du plateau, asservie au pur mouvement du monde, aux lubies d’un dieu qui décharne l’or d’un après-midi et finit par le jeter aux chiens de l’oubli ». Dans le second chapitre, l’auteur confronte ses souvenirs d’une maison habitée des années durant dans son enfance et qu’il en visite la coquille maintenant vide en tant que simple acheteur potentiel avec un agent immobilier ignorant tout des affinités passées. Le troisième chapitre consacré au patois auvergnat est poignant. Thierry Laget reçoit le dictionnaire général auvergnat-français de Karl-Heinz Reichel et y retrouve son grand-père. Toute une tendresse enfouie émerge à nouveau : « […] ils [les vieux Auvergnats] restaient assis pendant des heures sur la chaise qu’ils avaient traînée dans l’ombre d’un cerisier, à contempler la transparence de l’air, à marcher dans des pensées lointaines dont ils ne sortaient que pour lancer la remarque cinglante, taquine, définitive qui signait leur journée ». Le patué était une langue incarnée faisant vibrer le corps entier : « les organes de la phonation s’étendaient des orteils à la pointe du nez… ». L’auteur conclut son discret plaidoyer avec une phrase définitive : « Il faut aimer les livres… pour imaginer que l’âme s’éternise parmi nous grâce aux mots ; elle n’a jamais été que là, en eux et quand ils se taisent, la voilà qui meurt à jamais ». Ensuite passe la fascination face à une boule de mercure puis à la langue latine (« odi et amo »). Progressivement, le livre perd de son éclat et dans les derniers chapitres, il ne retient plus guère l’attention comme si l’auteur avait donné tout son jus dans la première moitié de son récit.
No comments:
Post a Comment