Monday, July 10, 2017

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L'humanisme italien

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #429362 dans Livres
  • Publié le: 2005-05-04
  • Langue d'origine:
    Français
  • Nombre d'articles: 1
  • Dimensions: 4.92" h x
    .55" l x
    7.48" L,
    .0 livres
  • Reliure: Broché
  • 320 pages

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5Les livres de Dieu, des hommes et de la nature
Par Skin-deep, le déclassé
Le détail d'un petit tableau allégorique de Raphaël, "Le Songe de Scipion", aurait pu illustrer en couverture le livre passionnant qu'Eugenio Garin, éminent spécialiste de la Renaissance, consacre au foisonnement philosophique des Quattrocento et Cinquecento. Sur cette toile du maître d'Urbino, une jeune femme - peut-être la déesse Minerve - apparaît en rêve à la droite d'un jeune homme endormi et lui tend d'une main une épée et de l'autre un livre. L'épée symbolise la vie active, le livre la vie contemplative, entre lesquelles le dormeur est invité à trouver un équilibre parfait. Parmi la profusion de philosophes qui défilent avec dignité le long de cet ouvrage, les uns choisiraient sans hésitation l'épée, les autres préféreraient se saisir du livre. Le choix entre la vie active et la vie contemplative, ou l'idéal d'une synthèse harmonieuse entre ces deux formes d'existences, est l'un des thèmes philosophiques les plus discutés. Du sage Pétrarque, précurseur du mouvement humaniste, à l'étincelant Giordano Bruno, Eugenio Garin retrace l'histoire des idées selon une perspective linéaire, chronologique. Il ne s'agit pas d'une approche biographique ou sociologique de l'humanisme. L'historien, dans des pages à la fois denses et merveilleusement cristallines, expose les idées centrales de chaque penseur sans chercher à être exhaustif. Composé en brefs chapitres, le livre, lumineux et accessible, suit l'évolution d'un regard que les uns portent à hauteur d'homme quand d'autres cherchent à l'élever jusqu'à la sphère divine, d'un regard qui oscille, d'un intellectuel à l'autre, entre terre et ciel, entre l'éloge de la vie civile et l'attrait pour la métaphysique, entre Aristote et Platon, matérialisme et spiritualité. La première génération d'humanistes - Leonardo Bruni, Poggio Bracciolini, Francesco Filelfo, Lorenzo Valla et tant d'autres - repense ce que nous nommerions aujourd'hui "le lien social". Leurs idées participent d'une "revalorisation générale du monde humain sous tous ses aspects": pour Leon Battista Alberti, "est utile au plus haut point à l'homme celui qui collabore avec son prochain, en consacrant tous ses efforts "à la patrie, au bien public, pour le profit et l'utilité de tous les citoyens" "; pour Matteo Palmieri, "l'action vraiment humaine, vraiment vertueuse, c'est l'action qui a pour but le bien commun". Des idées essentielles qui étonnent par leur modernité tant elles semblent en résonance avec notre conception d'une république idéale. Contre l'ascétisme et les vaines spéculations de l'esprit, la vie économique et sociale, le travail, l'argent même, sont pensés positivement. Un changement se produit cependant dans la seconde partie du XVème siècle, que le livre d'Eugenio Garin, par sa composition, rend très sensible: "Si le premier humanisme fut une exaltation totale de la vie civile, de la libre construction par les hommes d'une cité terrestre, la fin du XVème siècle est caractérisée par une aspiration évidente des penseurs à s'évader du monde et à rechercher la contemplation". Ce qui n'est pas sans lien dans la cité florentine avec l'arrivée au pouvoir des Médicis: "A l'idéal de la respublica en tant que collaboration, en tant que société véritable, fût-elle restreinte, se substitue un seigneur qui éloigne les citoyens de la vie politique, en transformant la culture - qui était l'instrument et le programme d'une classe parvenue à la richesse et au pouvoir - en élégant ornement de cour, ou en fuite mélancolique du monde". Marsile Ficin, rêvant l'union mystique de l'âme avec Dieu, édifie le palais de verre d'une prodigieuse théologie platonicienne; Pic de La Mirandole définit avec superbe la dignité humaine: "L'homme est un Dieu terrestre non parce qu'il usurpe d'une manière impie le trône du véritable Dieu, mais parce que, semblable à Dieu, il est existence pure capable de se faire centre partageant tous les essences". Au XVIème siècle, d'innombrables traités fleurissent sur le thème philosophique de l'Amour, alors que Pomponazzi combat l'idée de l'immortalité de l'âme et que les aristotéliciens repensent les catégories de la logique, de la rhétorique et de la poétique. Souvent, un même penseur s'abreuve aux deux traditions, platonicienne et péripatéticienne, pour répondre à des recherches sur la morale. Un chapitre intitulé "Enquêtes sur la nature" dévoile que la pensée des grands scientifiques de la Renaissance est tout autant imprégnée d'éléments ficiniens (Léonard de Vinci) ou de réminiscences platoniciennes (Jérôme Cardan). C'est dans la pensée de Giordano Bruno, cristallisée par Eugenio Garin dans des pages éblouissantes, que le syncrétisme atteint des sommets vertigineux: "Dieu, unité inaccessible, en tant que telle, s'exprime, se manifeste, se dévoile dans le miroir de la nature aux formes multiples, "sur le mode de la trace, comme disent les platoniciens, sur le mode de l'effet lointain, comme disent les péripatéticiens, ou bien sur le mode vestimentaire, comme disent les cabalistes, ou encore sur le mode dorsal et postérieur, comme disent les talmudistes, ou enfin sur le mode spéculaire, ombreux et énigmatique, comme disent les auteurs d'Apocalypses"." Car l'histoire qu'écrit Eugenio Garin est bien une histoire d'hommes avides, selon leurs sensibilités, de lire tous les livres: les livres de Dieu, des hommes et le grand livre de la nature que Dieu a écrit en caractères mathématiques. Les citations des penseurs de la Renaissance, serties comme des joyaux, avivent l'éclat diamantin de passages magnifiques, consacrés, par exemple, au "De Voluptate" de Lorenzo Valla, aux thèmes de la grâce dans les philosophies de l'Amour ou de la "fureur héroïque" dans la pensée de Giordano Bruno. Un ensemble d'une grande suavité intellectuelle.

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