Sunday, July 2, 2017

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N'espérez pas vous débarrasser des livres (essai français)

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #76698 dans eBooks
  • Publié le: 2009-10-14
  • Sorti le: 2009-10-14
  • Format: Ebook Kindle

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile.
5Un livre qui donne envie d'en lire d'autres
Par Daniel Robert
Un livre à la hauteur des attentes des amateurs d'Umberto Eco et de Jean-Claude Carrière, toujours surprenant et prenant, plein d'humour et de pertinence, pétri de culture et de connaissances. A l'image de messieurs Eco et Carrière finalement. Un ouvrage comme on aimerait en lire plus souvent, un livre de littéraires pour la littérature.

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile.
4Superbe
Par Eminian
Jean-Claude Carrière, né en 1931 dans l'Hérault, est un conteur, écrivain, scénariste, parolier, metteur en scène, et occasionnellement acteur français. Umberto Eco, né en 1932 dans le Piémont, est un universitaire, érudit et romancier italien. Reconnu pour ses nombreux essais universitaires sur la sémiotique, l’esthétique médiévale, la communication de masse, la linguistique et la philosophie, il est surtout connu du grand public pour ses romans. N’espérez pas vous débarrasser des livres, paru en 2009, est le verbatim d’entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac, lui-même écrivain, journaliste et essayiste français.On s’en doute, on parle ici principalement de livres et de bibliothèques. Origines des livres, incunables, livres rares, bibliophilie, bibliothèques mythiques et perdues, papyrus mais aussi e-books, avenir du livre, la palette de la discussion est large. D’autant plus qu’elle débouche vers des considérations philosophiques ou religieuses, à travers les temps et les âges. Le livre n’est pas très long mais il regorge d’enseignements et de réflexions tirés aussi bien de textes obscurs que de littérature très populaire et ce n’est rien dire que d’affirmer que Jean-Claude Carrière et Umberto Eco nous subjuguent par leur érudition. Et c’est là, le point fort de cet essai, même si parfois (ou souvent) des références m’étaient étrangères, elles sont dites sans pédanterie, nos deux débatteurs pouvant passer avec une facilité déconcertante de Gracian, l’écrivain jésuite espagnol (1601-1658) travaillant à son Oraculo manual y arte de prudencia au Voleur de bicyclette le film de Victorio De Sica, dans un grand écart excessivement jouissif pour le lecteur.Voici quelques sujets abordés dans cet essai : la paradoxale éphémérité des supports dits durables (CD, CD-Rom…), le rôle d’Internet, quelle place pour la mémoire humaine face à celle de nos ordinateurs, qu’est-ce qu’un chef-d’œuvre « On ne nait pas chef-d’œuvre, on le devient », notre connaissance du passé est souvent due à des crétins, la censure, tous ces livres que nous ne lirons jamais, comment classer sa bibliothèque et qu’en faire après notre mort… Le genre de livre où j’ai beaucoup souligné et coché des passages pour y revenir plus facilement plus tard.On s’instruit dans la bonne humeur et même par le rire quand notre duo nous rappelle quelques cinglés de la littérature : « N’oubliez pas Edgar Bérillon, membre de l’Institut, qui en 1915 écrit que les Allemands défèquent en plus grosse quantité que les Français. C’est même au volume de leurs excréments qu’on reconnait qu’ils sont passés ici ou là. » Le lecteur se voit aussi impliqué directement quand il lit : « Il m’arrive de me rendre dans une pièce où j’ai des livres et de simplement les regarder, sans en toucher un. Je reçois quelque chose que je ne saurais dire. C’est intrigant et en même temps rassurant. »Un livre précieux et donc indispensable pour tous ceux qui aiment les livres.« Le grand collectionneur brésilien José Mindlin m’a montré une édition des Misérables publiée à Rio, en portugais, en 1862, c'est-à-dire l’année même de la publication du livre en France. Deux mois seulement après Paris ! Pendant que Victor Hugo écrivait, Hetzel, son éditeur, envoyait le livre, chapitre après chapitre, aux éditeurs étrangers. Autrement dit, la diffusion de l’œuvre était à peu près celle de ces best-sellers aujourd’hui proposés dans plusieurs pays et en plusieurs langues simultanément. Il est parfois utile de relativiser nos prétendues prouesses techniques. Dans le cas de Victor Hugo, les choses allaient plus vite qu’aujourd’hui. »

34 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile.
4un petit bijou
Par MM
Cet ouvrage est un petit bijou. Une conversation à bâton rompu entre deux grands érudits, un ouvrage qui fourmille d'idées avec comme thème de fond la mémoire, la conservation du passé, le temps. Quelques exemples : pourquoi tel écrivain du XVIIe siècle n'a pas été oublié alors qu'un autre moins bon est toujours publié? ; que reste-t-il lorsque toute trace a disparu ?, nos supports numériques sont-ils aussi durables qu'on nous le fait croire ? Chaque réplique souvent agrémenté de détails personnels sur la vie des auteurs est une incitation à la réflexion. J'ajoute que le style est rapide, fluide et la lecture très facile.

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