Friday, June 30, 2017

Ebook complet [PDF] Que personne ne sorte : Six hommes à tuer- Se sentir libre livre




Ebook complet [PDF]-Que personne ne sorte : Six hommes à tuer- [PDF] Collection


Se sentir libre livre -Que personne ne sorte : Six hommes à tuer [PDF] Collection

Que personne ne sorte : Six hommes à tuer

Enjoy, You can download **Que personne ne sorte : Six hommes à tuer- Ebook complet [PDF] Now




Click Here to
**DOWNLOAD**






Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #2544958 dans Livres
  • Publié le: 2002-03-20
  • Langue d'origine:
    Français
  • Dimensions: .43" h x
    4.33" l x
    6.50" L,
  • Reliure: Poche
  • 158 pages

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
5le subtil croisement du "whodunit" et du "hardboiled"
Par Gwen
Tant de superlatifs me viennent sous la plume dès que je veux parler de Stanislas-André Steeman que je ne sais jamais lequel choisir! Ah, quel incomparable écrivain que ce compatriote de Simenon (tous deux naquirent à Liège, à cinq ans et quelques rues de distance) à qui l'on doit tant de prodigieux romans policiers et sans doute quelques uns des plus beaux et des plus excitants chefs-d'oeuvre du genre, à commencer bien sûr par "L'assassin habite au 21" dont la réputation n'est plus à faire...Ce que j'aime chez Steeman? Tout. Son exigence. Son originalité. Son humour. Sa virtuosité. L'extrême finesse de son écriture. Cette manière qu'il a de pratiquer le roman policier comme on joue une partie d'échecs où l'auteur et le lecteur s'affontent en un duel à distance. J'aime aussi que ses livres n'appartiennent finalement à aucune école bien définie. Ce ne sont pas des puzzles façon Agatha Christie, ni des romans noirs à l'américaine. Ils ne sacrifièrent jamais à aucune mode, ne suivirent jamais aucun modèle (sinon pour mieux le subvertir).Steeman avait sûrement des admirations littéraires, sans doute même subit-il des influences, mais vaille que vaille il cultiva toujours sa singularité, traçant au fil de ses ouvrages une troisième voie entre le "whodunit" et le "hardboiled", loin des clichés, des poncifs, des canevas mille fois répétés, des personnages archétypiques. Steeman, toute sa vie, fit d'abord du Steeman, privilégiant la subtilité de l'intrigue, ciselant sa prose en esthète et jouant avec une délectation presque perverse des codes de la Littérature policière.Ecrit à Menton entre 1953 et 1956, "Six hommes à tuer" (qui deviendra Que personne ne sorte au cinéma) est une oeuvre de la maturité qui met en scène le personnage de Monsieur Wens, détective récurrent et parfois insaisissable de Steeman. Tout commence dans un paysage de lande désertique, dans les environs de Selkirk, en Ecosse. Là, dans une vaste maison isolée, vit Adelia Plumkett, une veuve de pasteur tutoyant la cinquantaine. Un jour, débarque chez elle Jo Warren, dont elle a fait la connaissance quelque temps plus tôt, lors d'un séjour à Monte-Carlo, et qu'elle avait alors invité à venir lui rendre visite.Seulement voilà, Jo Warren n'arrive pas seul. Dans son sillage, il traîne une "créature" et cinq zozos patibulaires aux frimes de gangsters de série B. Pire, ces derniers amènent avec eux une malle d'osier qui bouge la nuit. Et pour cause! A l'intérieur: Pamela Vayle, 11 ans, la fille du chancelier de l'Echiquier! Autant dire que Mrs Plumkett regrette amèrement son offre d'hospitalité... Heureusement, Scotland Yard sait où les kidnappeurs, dans l'attente de leur rançon, se cachent, et envoie Monsieur Wens sur place avec pour mission de liquider, ni plus ni moins, les six malfaisants... Carte blanche quant à la méthode!Ce roman est assez bref: 150 pages environ. Mais 150 pages de cette qualité, pardon, quel bonheur! Avec Steeman, on peut toujours être sûr d'au moins deux choses: qu'il va nous mitonner une intrigue pas banale et qu'il va nous la servir dans un style cinq étoiles. Eh bien, pas de souci, ce titre confirme la règle! Ce qui est fortiche, ici, question intrigue, c'est que le récit, partant d'une affaire classique de kidnapping, s'amuse à conjuguer les univers apparemment irréconciliables du "whodunit" et du "hardboiled".Les premières pages du livre installent en effet une ambiance "very british" et brossent avec Adelia Plumkett un personnage qu'on pourrait croire sorti de la plume d'Agatha Christie. Puis, patatras, font irruption dans ce chromo désuet qui sent la naphtaline six ruffians et une "poupée" tout droit sortis d'un polar américain, avec leurs gros flingues, leurs méthodes à la Capone et leur fameux "slang" qui fleure bon les ruelles mal famées de Chicago... L'un des grands plaisirs de ce livre, c'est donc de voir se confronter ces deux univers qui a priori ne se rencontrent jamais... Deux univers que Steeman, du reste, caricature à souhait, notamment dans sa peinture des malfrats yankees qu'il affuble de blazes totalement folkloriques...Ce mélange des genres était assez risqué, mine de rien, et aurait pu donner un brouet assez indigeste... Or, point du tout, "Six hommes à tuer" est un ovni littéraire des plus réussis qui fusionne artistiquement les deux grandes écoles du roman criminel en situant une intrigue de "hardboiled" dans un cadre de "whodunit" et en liant la sauce d'une grande louche de cette virtuosité qui donne au lecteur l'impression d'assister à un tour de passe-passe.Quant à la prose dans laquelle tout ça nous est conté, elle est d'une si parfaite élégance, d'un châtié si pur, d'un humour si fin, que je n'hésite pas à voir en Steeman un des meilleurs stylistes de la Littérature criminelle, toutes époques et tous pays confondus. Précieuse, érudite, prompte au second degré, s'autorisant volontiers l'imparfait du subjonctif (ce en quoi elle a bien raison), c'est la prose d'un orfèvre qui pèse chacun de ses mots et met de la musique en chaque phrase.

Voir tous les 1 commentaires clients...



No comments:

Post a Comment