Monday, June 26, 2017

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Eloge du démodé

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #86646 dans Livres
  • Publié le: 2012-04-12
  • Sorti le: 2012-04-12
  • Langue d'origine:
    Français
  • Dimensions: 5.12" h x
    .39" l x
    7.87" L,
  • Reliure: Broché
  • 90 pages

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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.
5Pour s'éloigner des cris de la ville
Par Sébastien Bories
Si Michel Chaillou use du voyage en train pour nous décrire avec dépit et amusement sa vision du monde actuel "à la poursuite échevelée de la modernité" c'est que le chemin de fer fait vagabonder l'esprit, d'abord occupé à regarder les autres voyageurs, puis le paysage défilant au travers de la vitre, pour enfin nous surprendre à nous regarder nous-même au cours d'un voyage spirituel qui ne prendra fin qu'à l'arrivée en gare.D'abord agressé par quelques regards et remarques méprisants de sottes voyageuses, branchées sur leur accessoire moderne et abrutissant, l'auteur se tourne vers ses vieux livres, ouvre l'antique et lourde porte qui grince et flâne au gré des souvenirs, de sa grand-mère à Nantes à ses anciennes lectures d'adolescent. Ce sont là quelques-uns de ses jolis remèdes contre les sévices de notre société post-littéraire et grâce auxquels il se garde de sombrer dans une mélancolie qui serait fatale à ses vénérables quatre-vingt ans.Je conseille vivement cet éloge aux lecteurs de tous âges qui cherchent une invitation à rendre plus souvent visite à cet homme intérieur qui se cache au fond de l'âme, en solitaire, bien loin des cris de la ville.

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.
5L'imaginaire, chair du réel
Par Yves Léonard
Un tel titre pourrait laisser croire à l'œuvre d'un atrabilaire, un vieux scrogneugneu, un contempteur de la modernité, ils n'en manquent pas, et les entendre n'est pas inutile. Mais il s'agit ici d'un peu de cela et de beaucoup d'autres choses.Certes en prélude à ces réflexions, il y a la réaction courroucée de Michel Chaillou, récent octogénaire, aux interpellations effrontées de deux jeunes femmes, lesquelles voyageant avec lui dans le Paris-Nantes-Le Croisic, exprimèrent leur mépris pour les lectures vénérables qui absorbaient son attention.Tout au long de ces pages Chaillou poursuit de sa vindicte amusée les deux donzelles taxées successivement de "jouvencelles ferroviaires", de "muses du lieu commun", de "divas du chemin de fer", de "sidérantes sirènes SNCF", de "déesses du Paris-Nantes-Le Croisic" et j'en oublie. A l'évidence Chaillou jubile.Il en est ainsi de l'ensemble du livre ou constamment l'humour, la distance viennent alléger le propos.Mais, au fond, ces sottes interpellations ne sont qu'un prétexte à une série de digressions rêveuses conjuguant les charmes de l'érudition et la poésie de la langue et qui font la joie du lecteur.La primauté de la qualité de l'écriture sur l'originalité des thèmes est un credo pour ce superbe styliste et la lourdeur d'expression est pour lui non seulement une faute de goût mais également ne favorise pas l'assimilation de l'idée.Reste qu'avec son style exquis, volontairement suranné pour mieux correspondre à son sujet, Chaillou se défend contre l'outrage. Son fleuret est moucheté mais il touche juste. Sa cible est évidemment notre époque pressée, sans nuances: "Télévision, radio moralement hurlent. Comme si la société n'avait plus d'épiderme pour la pudeur et se rongeait les ongles dans l'attente d'une autre horreur! Nulle part le chuchoté, les mots du demi-jour, le roman qui s'énonce à claire-voie, le silence au loin qui invente ses gestes, la mère solitude". Il déteste cette sollicitation permanente par l'actualité et plus que tout peut-être l'invasion des faits divers: "les excréments du réel". On sent bien qu'il y a chez lui un sens de la scrupule, un goût de la délicatesse et de l'harmonie que la vulgarité blesse.Il est beaucoup question de train, dans ce livre. Mais c'est sans doute parce qu'il est, de tous les moyens de transports, certainement celui le plus propice à l'épanouissement de la rêverie et de la contemplation. Les quelques pages que Chaillou consacre à un voyage en chemins de fer en France profonde entre Vierzon et Montluçon, sur les bords du Cher dans le Bourbonnais, sont un enfouissement nostalgique et ébloui dans une France de naguère autant que dans sa propre enfance provinciale.Mais si la poésie ferroviaire est convoquée c'est surtout pour les quais (ou l'on reste ou bien l'on attend) et pour les correspondances (pour quelles lointaines destinations?). Car, on l'aura compris, cet éloge du démodé, et d'abord et avant tout un éloge de la littérature et de l'imaginaire.

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