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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #536644 dans Livres
- Publié le: 2010-12-01
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 6.90" h x
.60" l x
4.30" L,
.0 livres
- Reliure: Poche
- 224 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.La vie Machiavel
Par Madamedub.com
Ce rêve de Machiavel ressemble en fait à une longue déambulation hallucinée, hallucinante, où se mêlent toutes les peurs humaines. C'est une étonnante rencontre, que celle de la Peur et de Machiavel, ce philosophe florentin du XVI°s, qui appelait au réalisme et à affronter tous les moyens utiles à ceux qui veulent la fin...Machiavel, le machiavélique, déambule tel un fantôme, au milieu de ce mauvais rêve qui semble amasser la somme des toutes les peurs: la peste, la paranoïa, la mort, la délation, la perte de l'être aimé, la solitude, la soif...Un état proche de l'état de nature décrit par cet autre grand philosophe de la peur, anglais cette fois-ci, Thomas Hobbes.Le pari du roman est ici le suivant; deviner qui serait Machiavel sans le nom de Machiavel. Une idée d'autant plus périlleuse que le philosophe allait donner naissance à un nom commun, le machiavélisme...Or, qui est ce Machiavel, sans ce machiavélisme? Reste un homme seul, habité par la peur de la contagion de la peste, qui ère seul, sans but précis, et qui pourtant renoncera à son instinct pragmatique de survie (et c'est peut être là la grande pensée du philosophe: un principe de réalité dans des temps d'idéologie et de discorde) pour une femme mourante, la fille d'un alchimiste!Roman du délire et de la fièvre, le livre de Christophe Bataille ne manque pas d'intérêt et de puissance. Ainsi nous rappelle t-il son propos: "Je prends Machiavel à ses mots. Je le prends au temps et à sa légende. J'en fais un homme (...) J'écris un roman sur la peur, la maladie, les rêves, le néant, un roman sur la pauvre science et la glorieuse astrologie; ou bien, après tout, est-ce un roman sur la nuit, sur la marche, sur les poules noires et ce diable de vinaigre".Si en effet débarrasser Machiavel de sa légende demeure un enjeu philosophique pertinent et intéressant (il était surtout un pragmatique à une époque de superstition) on déplorera juste ce recours à la corde sensible et sentimentale, qui n'était pas essentielle à ce roman qui n'avait après tout pas besoin de sauver les bonnes moeurs pour nous montrer l'homme dans le nom.
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.Peste !
Par Veilleur
J'aime bien les avis des éditeurs qui disent dans leurs formulations marketing : "roman énigmatique et puissant". Que voilà bien deux termes accouplés pour doper les ventes, attirer l'oeil du client et faire luire un semblant d'intérêt ! A moins que cela ne soit la volonté de masquer l'indigence de l'œuvre et ce nombrilisme forcené dans lequel se plaît tant la littérature française, comme le clame haut et fort depuis des lustres un Michel Le Bris. Las donc, j'avais lu quelques avis intéressants sur le roman de Christophe Bataille dans la presse professionnelle à destination des librairies. Cela semblait être un thème propre à susciter l'interrogation. Christophe Bataille commence à être un vieux routier de la littérature, après une entrée en fanfare avec "Annam" en 1993. A la lecture de ce livre, on lui reconnaît la maîtrise des lettres, des phrases, des mots, qu'il choisit avec soin. C'est un amoureux de la langue française, on le sent bien. Les phrases sont haletantes, peut-être un peu trop, ciselées et courtes à la fois.Mais le sujet est assez sordide dans ce monde de pustuleux envahi par la maladie et la mort. Cela passerait bien si l'écrivain parvenait à prendre de la hauteur. Quand je lisais les pages de Bataille, je me rappelais inconsciemment les pages que Giono avait écrites pour son Hussard sur le toit, dans une Provence ravagée par le choléra. Quand Giono prend son envol, Bataille reste collé au terrain, s'accroche aux bubons, remugles et morves, entre dans des scènes charnelles déplacées, qui sombrent même dans la nécrophilie (page 203). On est dans un univers de folie qui a sans doute sa logique, mais que le lecteur que je suis a du mal à suivre.Que serait ce roman sans le nom de Machiavel, répété ad nauseam au long des pages ? la complainte des malheureux anonymes. L'auteur a voulu l'utiliser pour l'arracher à sa légende (page 212. Il l'imagine, lui donne une fin autre, se révolte à travers lui de cette fausse sécurité que nous donne notre époque, se fait le chroniqueur imparfait d'un monde que le fleuve du temps emporte dans sa boue. Soit, mais je ne suis pas persuadé que le résultat soit à la hauteur de l'intention.
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