Monday, June 12, 2017

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L'Île du jour d'avant

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Détails sur le produit

  • Rang parmi les ventes : #78653 dans Livres
  • Publié le: 1998-01-21
  • Langue d'origine:
    Français
  • Nombre d'articles: 1
  • Dimensions: 7.00" h x
    4.50" l x
    1.00" L,
    .60 livres
  • Reliure: Poche
  • 508 pages

Description du produit

505pages. poche. Broché.

Commentaires clients

Commentaires clients les plus utiles

0 internautes sur 0 ont trouvé ce commentaire utile.
4merci pour ce livre
Par Michel Cerda
je n'ai pas eu le temps de le lire seulement de le regarder je vais bientôt en prendre plus sérieusement connaissance

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.
4Un gai savoir érudit et farceur
Par CéCédille
Après le médiéval Nom de la Rose, Umberto Eco poursuit dans le baroque des grandes découvertes de la navigation maritime et de la spéculation philosophique.L'Ile du jour d'avant se déroule quelque part dans le Pacifique, sur un bateau fantomatique, récemment abandonné pour des raisons mystérieuses, à proximité d'une ile qui se tient sur la ligne de changement de date. Cette ligne imaginaire longe le 180e méridien (est et ouest) et indique l'endroit où il est nécessaire de changer de jour quand on la traverse. A cheval sur le temps, en quelque sorte :"En ce point de la terre, il y a une ligne, que de ce côté-ci le jour d'après est, et que de côté-là le jour d'avant", explique le père Caspar au jeune Roberto dans son étrange sabir. Car Roberto de la Grive, espion aux services de Mazarin, naufragé qui s'est échoué sur le navire, va y vivre d'étranges aventures, dont la rencontre de son Vendredi en la personne du père Caspar Wanderdrossel, e Societate Iesu, mais aussi astronome et savant ès tant d'autres disciplines près la Curie du Général de la Compagnie. (p.21)Dans un récit échevelé d'érudition et d'imagination, notre auteur évoque le très sérieux problème de la longitude, si difficile à mesurer pendant si longtemps, qui a empoisonné les navigateurs, incapables de situer leurs positions avec certitude. Des îles étaient découverte que l'on ne pouvait plus retrouver ensuite. Les vaisseaux s'échouaient, naufrageaient, faisant de l'océan un lieu de perdition au sens propre, parce que les navigateurs étaient tout simplement perdus !La précision croissante des horloges, résistantes au tangage et à l'humidité, aidaient les capitaines. Mais le point restait un art plutôt qu'une technique, quels que soient les instruments employés (sextant, compas). L'art de la navigation était moins dans la manipulation des voiles que l'art de faire le point. Cette technique, exigeant de savants calculs, échappait à l'équipage et contenait ses envies de mutinerie. Beaucoup d'officiers avaient eu la vie sauve à condition d'assurer le pilotage pour le compte des mutins, science savante et élitiste, comme l'expliquait déjà Platon dans "La République".D'où l'importance du calcul de la longitude, au contraire de la latitude qui se fixe par jeu d'enfant au moyen de l'astrolabe et de l'arbalestrille. Cette épineuse question devenait affaire d'État, chaque gouvernement en attendant la clé de la suprématie des mers et du commerce." L'État qui découvrirait le secret des longitudes, et empêcherait que la renommée s'en appropriât, cet État obtiendrait un grand avantage sur tous les autres" déclare Mazarin (p.192).En 1714, le Parlement britannique promettait dans le "Longitude Act" un prix de vingt mille livres à qui trouverait une solution acceptable au problème de la longitude en mer. D'où l'étrange construction administrative, par l'abbé Grégoire à la fin du même siècle, d'un bureau des longitudes au nom évocateur de grand large, qui subsiste encore sous le nom, toujours poétique, d'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides.Eco exulte à faire comprendre toute la poésie de la science dans cette oeuvre savamment débridée ou l'érudition peut tout autant lasser que séduire.On retiendra, parmi les morceaux d'anthologie, la leçon de natation, sertie dans les considérations philosophico-scientifiques de l'attachant père Caspar (p. 308 et suiv), la découverte du lagon (p.402 et suiv.) grâce à un original scaphandre autonome bien antérieur au système Cousteau-Cagnan.On croisera, au détour d'une phrase, toujours travestis, Cyrano de Bergerac, Pascal, Arcimboldo (pp. 405, 406) et quelques autres...C'est l'esprit d'un temps que ressuscite Eco, en nous laissant dénouer l'écheveau de ses inventions, de ses faux semblants et de ses lubies.On regrette d'autant plus sa récente disparition qu'il était, et reste, grâce à ses livres, l'incomparable dispensateur d'un gai savoir érudit et farceur.

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile.
5Une oeuvre savante autant que drôle
Par Polo
Umberto Eco est un savant coquin ou un coquin savant, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Son livre L'île du jour d'avant est tour à tour brillamment intelligent, à hurler de rire, érudit, philosophe, passionnant, historique, rêveur... bref, d'un chapitre à l'autre, on ne sait plus à quel saint se vouer tant on change de thèmes au cours du livre.Pour l'histoire, disons simplement qu'il s'agit de la vie un peu extraordinaire d'un jeune homme au XVII° siècle. Eco, toujours aussi fin dans son analyse historique, nous fait glisser peu à peu dans les méandres d'une façon de pensée qui n'a rien à voir avec la nôtre. Là où nous ne sommes que science, le XVII° siècle s'appuyait autant sur la science que sur la religion et/ou la philosophie, voire la poésie, dans le but de comprendre le Monde. Ainsi, on arrive à des absurdités ahurissantes, des passages de pur plaisir au vu de nos connaissances actuelles.Mais à cette érudition, qui pourrait être assommante à la longue, s'ajoute l'humour de l'auteur. Il s'amuse donc à glisser dans son livre des personnages réels et nommés (Mazarin, Richelieu ou Colbert) mais aussi des personnages issus de l'imagination d'autres auteurs et nommés différemment, si bien qu'on croise pêle-mêle le Cyrano de Bergerac de Rostand (mais aussi le vrai), Corto Maltese (ou du moins son incarnation) ou des rôles secondaires des Trois Mousquetaires de Dumas, le tout en blindant l'ensemble de référence à Moby Dick voire à Eco lui-même qui s'auto-référence. Absolument jubilatoires, ces références donnent un éclat particulier au récit qui devient ouvertement drôle, pour ceux qui auraient douter et pris tout au sérieux. La seule frustration nait de la certitude qu'on a d'avoir sûrement manqué d'autres références.Alors bien sûr le style de Eco n'est pas des plus simples et on est amenés quelques fois à prendre un dictionnaire pour bien saisir le texte. Et les commentaires philosophiques, scientifiques ou étymologiques (le chapitre sur la colombe...) sont parfois durs à suivre. Mais le livre vaut franchement la peine qu'on se donne du mal tant on en ressort ravis et grandis. De plus, les commentaires pataphysiques de l'auteur, s'ils donnent lieu à des franches rigolades, peuvent malgré tout amener à réfléchir (le chapitre sur la pensée des pierres en étant la preuve). Le livre nous amène tellement à penser les choses différemment pour qu'elles soient compréhensibles qu'il en sort heureux. Il n'y a qu'Eco pour faire ça.

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