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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #802397 dans Livres
- Marque: Grasset & Fasquelle
- Publié le: 2006-08-23
- Langue d'origine:
Français - Nombre d'articles: 1
- Dimensions: 5.12" h x
.43" l x
7.09" L,
- Reliure: Broché
- 114 pages
Fonctions
- productGroup : Book
- numberOfItems : 1
- ProductTypeName : ABIS_BOOK
- numberOfPages : 114
- Creator : Bataille, Christophe
Description du produit
Broché. - 2006- - Attention ! Ancien support de bibliothèque (tampons, cotes, code-barres). in-8 (format moyen)- - . LIBRAIRIE spécialisée en livres rares et d occasion de qualité. Envoi immédiat soigné, depuis la région Centre. L1304#4418
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.Violent et iconoclaste
Par Nicolas
Bernard Grasset, fondateur des éditions portant aujourd'hui son nom, était manifestement un homme étrange, tourmenté, violent et passablement agité du bocal comme l'aurait écrit Céline. C'est pour restituer cette vision tourmentée de l'homme que Christophe Bataille, écrivain et éditeur chez Grasset, a signé ce très court roman.Quartier général du bruit se lit comme on regarde un miroir brisé : les fragments sont épars et renvoient chacun une image de Grasset. Dans le livre, on suit Kobald, son assistant, qui convoite le poste de son patron du jour où ce dernier finit à l'asile pour cause de délire aggravé. La progression de l'ambition de Kobald ne semble pas suivre un trajet linéaire, mais je n'en jurerais pas, d'où ma référence aux fragments. Vision d'un Grasset à l'hôpital, vision d'un Grasset jouant du revolver ; soirée mondaine où tout Paris se presse ; retour du patron fou... Dans quel ordre tout cela est-il censé se lire ?C'est avec une écriture étrange, violente, désordonnée et par moment à la syntaxe incorrecte que Bataille met en scène les tourments de Kobald, sorte de clone de Grasset dont il aurait épousé la folie sans avoir le bocal suffisamment solide pour tout supporter.L'édition, c'est l'électricité + les mots, s'exclame Grasset dans le livre ; on n'est pas là pour parler littérature mais business. Ce livre témoigne aussi de quelque chose de comme si les romans n'étaient finalement qu'un appendice justifiant le commerce que Bernard Grasset en faisait : un moyen en soi plutôt qu'une fin.Etrange et parfois inquiétant, ce Quartier général du bruit se lit comme certains psychiatres entendent leurs patients raconter leurs délires. Par moment on croirait lire du Nietzsche ou du Céline sous acide. Est-ce un compliment ? En tout cas, un roman à lire sans hésiter !
0 internautes sur 0 ont trouvé ce commentaire utile.La folle passion des mots et de l'écrit
Par Anne DC
« Quartier général du bruit » est formidable . On y trouve tout à la fois le portrait gargantuesque d'un homme fou de livres - génie submergé parfois par la folie, souvent par la violence - le Bernard Grasset, des années 30, celui d'avant la guerre et les compromissions. On y trouve aussi et surtout la passion des mots jusqu'à l'extrême, celle qui anime le lecteur drogué de livres, l'éditeur qui « mâche son papier, joyeux, mâche de longues bandelettes arrachées aux manuscrits, mâche les brouillons, les traités, les contrats, et meurt empoisonné ».Mieux qu'une biographie, le style de Bataille, virulent, fort, très travaillé, dépeint l'homme de la rue des Saints Pères dans toute sa démesure, il nous donne à voir et à entendre comme un instantané de l'éditeur. En refermant le livre (qui se clôt sur la reproduction de son portrait par Jacques-Emile Blanche *) on jurerait presque l'avoir rencontré !Tout est dans le style, tout est dans les mots, leur exubérance et folle santé ! En somme, il faut lire Christophe Bataille pour s'en faire une idée - lui qui célèbre par ailleurs la force de la lecture, cette activité qui peut vite dégénérer...« Ni vu ni connu, la maladie vous vient. Ça ne me faisait rien, ces écrivains à qui j'avais volé un mot, une bandelette de leur momie. J'étais psychopompe et fermier général. Je piochais pour m'habiller les mains. Je ne lisais plus sans détruire. Je m'étais accoutumé : à mâcher, sagement, à la légère, pour voire, au petit bonheur, puis à mâcher des papiers en beau grammage et forte main, l'or fait japon, vélin. Je mâchais le rien mais aussi la gloire, Cervantès, Rimbaud, l'idiotie, les traités. Je m'étonnais non de moi ; mais d'une colle et d'un goût âpre (...). Mon patrimoine génétique se modifiait. Ma salive prenait des teintes amande. Mes mains ne tremblaient plus. Tout est poison ? Rien n'est poison. J'étais heureux. Je lisais. »
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